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La détermination

Quand j’ai commencé à écrire, je ne savais pas ce qu’il fallait pour arriver à la fin de mon manuscrit. Je voulais juste aller le plus loin possible dans mon histoire. Et puis, un jour, la fin est apparue dans mon esprit et je voulais réellement la finir. Écrire est une drogue, tous les écrivains le savent. Quand on met le doigt dans l’engrenage, il nous engloutit tout entier. Mon récit m’obsédait. J’y pensais jour et nuit. Le soir, dès que je posais ma tête sur l’oreiller, je réfléchissais à la scène suivante, celle que j’écrirais le lendemain. Je choisissais même les mots à utiliser. Le jour, au travail, j’entendais la voix de mes personnages me souffler à l’oreille ce que je devais leur faire faire. J’imaginais ce qu’ils allaient dire, comment l’action allait faire avancer mon récit et de quelle façon j’allais attaquer la suite. Le soir, il me suffisait de tout retranscrire, vite, avant d’oublier quelque chose et, surtout, de perdre ce fil conducteur qui me guidait vers la fin.

Mais tout cela ne suffit pas.

Même si je suis quelque de très enthousiaste dans la vie, je ne vais pas vous mentir : la motivation, ça se travaille. Ce n’est pas un sentiment au beau fixe. Elle fluctue, surtout quand les épreuves arrivent. Quand une scène nous rend fou, quand on doit revoir tout un pan de notre histoire, voire… tout jeter avant de tout recommencer.

Ça arrive plus souvent qu’on le croit, d’ailleurs.

Un auteur, vous commencez à en douter, c’est quelqu’un de persévérant. Quelqu’un de déterminé. Pour terminer un roman (surtout le premier), ça ne prend pas que du temps, ça prend surtout un désir d’arriver à ses fins. Surtout quand on patauge dans l’inconnu. Surtout dans les moments difficiles.

Je le dis souvent : quand l’inspiration va tout va, mais quand elle disparaît, ce n’est pas le moment de prendre une pause, bien au contraire! C’est le moment de prouver que vous êtes celui qui tire les ficelles de l’histoire.

Mais comment rester motivé quand nos personnages n’en font qu’à leur tête?

Quand j’ai commencé ma première trilogie, j’avais une super équipe autour de moi : ces filles qui m’avaient dit de prendre la plume pour écrire. Elles ne m’ont pas abandonnée à mon sort, bien au contraire! Elles me lisaient au fur et à mesure que j’écrivais, chapitre par chapitre, et exigeaient la suite, ce qui me motivait à écrire pour la leur donner. Ce sont d’abord ces encouragements qui m’ont donné le goût de poursuivre. C’est pourquoi, si je n’avais qu’un truc à vous donner, c’est celui-là : entourez-vous de lecteurs. Partagez vos écrits. Récoltez des commentaires. Donnez-vous un public capable de vous motiver en cours d’écriture.

La motivation, c’est d’abord quelque chose qu’on a en soit, mais elle peut tout aussi bien venir de l’extérieur. Toute aide est bonne à prendre. Si le besoin s’en fait sentir, allez en chercher!

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