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Les filtres d’écriture

Quand on écrit, on prend rapidement conscience de tous les filtres qui sont installés (malgré nous) dans notre tête. Vous savez, ceux qui nous empêchent de dire tout haut des choses qui pourraient blesser les autres? Ceux-là même! Parfois, on a une scène qu’on voudrait écrire (de sexe hard, par exemple) et notre cerveau se met à court-circuiter notre inspiration avec une question hautement embarrassante : que vont penser mes collègues / mes amis / ma famille s’ils lisent ce passage?

La seule réponse acceptable dans cette situation est : on s’en fout!

Quand on écrit, et c’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un premier jet, on ne doit jamais songer aux autres. Seule l’histoire compte. Que ce soit un meurtre, un viol ou même un passage qui peut être en lien avec votre propre vécu et qu’un autre pourrait capter… écrivez! C’est votre devoir d’écrire la scène telle qu’elle est censée apparaître dans votre roman et de nourrir vos mots avec vos propres émotions. Pour le reste, il y aura toujours la correction du texte et la réécriture (sans parler du filtre d’un éditeur, de la correctrice, etc.)

Croyez-moi, vous aurez largement le temps de revenir sur ce passage qui vous angoisse tant. Faites taire votre filtre durant la phase d’écriture. Et apprenez à la faire taire… tout le temps (sauf en public hi hi hi).

Durant l’écriture, on devrait toujours jeter nos tabous à la poubelle. Si vous en avez, et que vous en êtes conscients, utilisez-les comme moteur d’écriture. Mettez en scène un événement qui vous bouleverse de façon à jouer avec votre propre inconfort. Cela n’en rendra votre écriture que plus riche et plus vraie. Votre texte peut être mauvais, à revoir, à réécrire, etc. Mais s’il est juste et qu’il sonne vrai, c’est déjà beaucoup.

Et si l’écriture érotique vous intéresse, je vous invite à lire ces quelques conseils que je vous offre en bonus juste ici.

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