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Votre rythme

Quand on discute avec des auteurs, on a souvent que ce sont des machines tellement ils écrivent rapidement (je l’avoue, j’en suis une) et on a souvent tendance à comparer nos rythmes d’écriture.

Voilà une très mauvaise idée.

Une histoire peut sortir vite comme elle peut se faire attendre. Chacun a une relation unique avec les mots. On peut écrire beaucoup très rapidement, mais du grand n’importe quoi. On peut écrire lentement, mais avoir moins besoin de réécrire. Ou pas. Tous les scénarios existent. L’important, c’est de connaître votre rythme d’écriture et de le respecter. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de mots qui s’accumulent chaque jour, mais de savoir qu’il y en aura toujours un peu plus quand vous allez dormir.

Votre roman avance-t-il? Si oui, c’est parfait ainsi. La vie est exigeante pour tout le monde, et pour certains plus que d’autres (lire ici : travail, famille, obligations, etc.) De ce fait, n’oubliez jamais que nous n’avons pas tous la même réalité. On ne peut pas tous se permettre de bloquer un moment dans notre journée pour s’adonner à l’écriture. Ce que vous pouvez faire, cela dit, c’est de garder un lien actif avec votre histoire le plus souvent possible pour que votre cerveau ne relègue pas cette priorité à un niveau inférieur. Vous devez déjouer ses plans de n’y voir qu’une tâche à effectuer parmi d’autres. Plus vous donnerez du temps à votre manuscrit, plus il avancera et plus il aura ses chances de sortir de votre tiroir. Et votre cerveau finira par comprendre que l’écriture est une priorité.

Écrire un roman n’est pas une course, c’est un marathon. Il faut garder ses forces si on veut se rendre à la fin.

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