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Deux ex machina

On pourrait traduire cette locution latine par « Dieu est sorti de la machine » pour régler tous les problèmes d’un coup de baguette magique. Or, dans votre roman, vous êtes Dieu. Du moins, vous l’êtes si on sent votre présence et que vous intervenez afin de faire avancer les choses plus vites que prévues. Ou plus facilement.

Autant le dire tout de suite : voilà une bien mauvaise idée.

D’abord, si votre structure n’est pas bien ficelée, inutile de faire apparaître un superhéros ou de trouver une idée qui ne tient pas la route pour régler un conflit de façon incohérente. Vous avez mal réfléchi à votre action? Reprenez la scène, la partie ou tout le roman en entier. On ne doit jamais sentir que vous tirez les ficelles. La seule place visible qui appartient à l’auteur dans son roman, c’est son style. Partout ailleurs, votre présence doit être en retrait afin que celle de vos personnages puisse prendre le relais.

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