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Le point de vue

À l’arrivée de Twilight, puis de Fifty Shades of Grey, est arrivé une mode qui est toujours en cours dans le domaine de la romance : l’écriture au présent, à la première personne du singulier. Moi-même, il m’arrive de l’utiliser dans certains de mes romans. Cela permet au lecteur d’être davantage dans l’action. D’ailleurs, l’utilisation du « je » a aidé beaucoup de jeunes à reprendre goût à la lecture (ce qui n’est pas une mince affaire). Ce simple pronom à pour mérite de les impliquer directement dans les aventures des différentes histoires qu’ils consomment (on est de la génération iTruc ou pas).

Depuis, beaucoup utilisent cette méthode pour raconter leurs histoires.

Personnellement, c’est le texte qui m’indique de quelle façon je devrais l’écrire. J’ai du passé simple, du présent, du « je » et du « il ». Il m’arrive d’écrire une page ou deux avant de recommencer. Le ton n’est pas le bon. De ce fait, souvent, je change de point de vue, pour voir…

Cela étant dit, soyez alerte: il y a des lecteurs qui refusent de lire des romans si ce n’est pas au « je ». Il ya même certaines maisons d’édition qui exigent une façon de faire dès le départ (le je au présent, notamment).

Faut-il prendre position? Faut-il tout revoir dès le départ? Non! Votre texte a une voix. Il impose ses règles. Il importe de ne pas la trahir. Certes, il se peut que la seule maison qui accepte votre manuscrit impose de revoir l’ensemble de votre texte et de tout réécrire d’une façon ou d’une autre. C’est la vie. Vous le ferez si vous désirez y être publié. Mais à l’étape de l’écriture, ne songez surtout pas à cette mode. Songez à votre histoire et à rien d’autre.

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