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Les sens

Comme beaucoup d’auteurs, on voit souvent le film de notre histoire dans notre tête. De ce fait, on décrit souvent visuellement ce qui se passe dans notre roman. Or, si je ferme les yeux et que je songe réellement à ce qui se passe dans une scène en particulier, il y a de fortes chances que mes autres sens interviennent. Par exemple, si un personnage arrive dans une pièce qu’il me faut décrire, par exemple : les tapisseries, la hauteur du plafond ou le bruit du tapis qui étouffe les pas de votre personnage… remarquez que tous ces objets ont d’autres particularité que leur couleur ou leur forme. Ils ont des textures, des odeurs, une épaisseur. Faites intervenir d’autres sens dans vos descriptions de façon à rendre votre scène plus crédible et plus vivante. Il ne faut pas exagérer, évidemment, mais plus vous utiliserez vos autres sens, plus vous porterez attention aux détails quand vous réfléchirez à une scène.

De même, les personnages ont des sens, de ce fait, ils sont censés ressentir des choses. La douceur d’une brise, le murmure qui provient de la pièce d’à-côté. Prenez place dans le corps de votre personnage pour bien ancrer le moment que vous décrivez. Le visuel n’est qu’un élément. Allez quelque part, fermez les yeux et décrivez ce qui se passe autour de vous sans voir quoi que ce soit. C’est un exercice tout simple, mais il vous offrira un vocabulaire riche lorsque viendra le temps de décrire une scène sous un angle différent.

Vous n’êtes pas forcé de mettre des descriptions de sens partout (parfois, quand on lit des suggestions de cet ordre, on a envie d’y aller à profusion, ce qui est le volet extrémiste de ces conseils). Dosez simplement vos descriptions. Variez-les un peu. Au fond, le but d’ajouter d’autres sens à vos écrits, c’est de rendre vos descriptions accessibles et vivantes.

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