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Show don’t tell

Pour avoir lu beaucoup de manuscrits, voici mon premier conseil : cessez de tout donner à votre lecteur. L’adage dit Show, don’t tell, et il est vrai. L’auteur a tendance à faire des recherches pour écrire, et voilà qu’il veut absolument passer tout ce qu’il a découvert sur… un type de champignon vénéneux, par exemple. Si vous écrivez du fantastique, ne mettez pas la description de votre monde dès le départ. Laissez place au doute et à l’imagination. Donner simplement des éléments au fur et à mesure que l’histoire se passe. Cela allège le texte et permet à votre lecteur d’être intrigué par ce que vous laissez présager. Rien n’est plus lourd qu’un texte descriptif, surtout quand tout arrive au début du roman.

Cela étant dit, je ne dis pas qu’il faille bannir les descriptions, loin de là! Je dis surtout qu’il faut montrer les choses sans avoir l’impression de tout expliquer. Faites confiance à l’intelligence du lecteur. Passez certaines informations dans un dialogue, par exemple, mais évitez de tout regrouper dans un bloc de texte qui découragera le lecteur de poursuivre sa lecture. Bref, trouvez une méthode efficace pour rendre votre texte compréhensif sans l’alourdir inutilement.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce conseil souvent répété aux jeunes auteurs, Show, don’t tell est une méthode qui vise à alimenter son écriture autour des actions, des sensations et des réflexions des personnages, plutôt que de simplement tout expliquer dans un interminable paragraphe. Un exercice intéressant, c’est de revoir un paragraphe dur à lire (ou trop explicatif) et de réfléchir à une façon de le rendre plus vivant en utilisant cette méthode.

Ma méthode va dans le même sens : je vois mon histoire comme un film. Sans narrateur (vous savez, celui qui parle tout le long que la caméra se promène dans la pièce?) Moi, je ne décris rien, je montre seulement ce qui se passe (l’action, en général, et souvent du point de vue d’un personnage – selon ce qu’il ressent). J’ajoute simplement les descriptions nécessaires à la compréhension de l’histoire. Ni plus ni moins.

Pour aller plus loin…

Quelques articles (en anglais) sur le Show, don’t tell chez The Write Practice.

Des conseils chez Le scribtographe.

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