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De la lecture

Si voulez réellement que les mots deviennent votre matériau artistique, alors il faut les aimer. De ce fait, lisez. Beaucoup. Et dans tous les genres possibles. Conservez un dictionnaire sur votre table de chevet et apprenez de nouveaux mots. Faites ce qu’il faut pour favoriser vos apprentissages dans ce domaine. Laissez-vous émouvoir par les histoires des autres. Décortiquez une scène qui vous touche et réfléchissez aux textes qui vous laissent de glace.

Lire est primordial pour alimenter votre écriture. Pour apprendre à écrire. Pour réfléchir sur vos histoires.

Certains disent refuser de lire afin de ne pas être contaminé par les histoires existantes, par peur que leur subconscient s’inspire trop des romans lus. Par peur du plagiat aussi. En réalité, c’est généralement l’inverse qui se produit. Quand on ne lit pas, on a du mal à être original, parce qu’on croit ce que notre texte sort de l’ordinaire (or, en lisant un peu, on réalise que… pas tellement, en fait).

Personnellement, j’ai des phases dans lesquelles j’écris, des phases de correction et des phases de lecture (l’été, par exemple, quand j’ai vraiment beaucoup de temps devant moi). Je binge des livres et non des séries. Je dévore tout un dossier de livres numériques (je trouve ça tellement plus léger en voyage), de la romance pour la plupart, puisque je passe le reste de l’année à lire pour ma thèse de doctorat. Quand je lis, je me laisse entraîner par l’histoire. Je mets mon éditeur à « off », même s’il n’est jamais très loin. Peu importe. Quand je n’aime pas un roman, je me questionne et je réfléchis à la façon dont je l’aurais écrit. Comment aurais-je traité ce thème? Qu’est-ce qui m’a agacé dans ce texte? Je note. Ne pas aimer un livre, c’est un moteur d’écriture. Je ne vous cacherai pas que j’ai écrit plusieurs romans en réaction à des histoires que je n’ai pas aimées.

En contrepartie, je passe plus de temps sur des livres que j’aime. Je regarde pourquoi ceux-ci m’ont particulièrement touché et je tente d’analyser la façon dont le thème a été exploité dans cette histoire. Là aussi, c’est riche en apprentissage. Et nos connaissances, c’est la base de tout quand nous voulons écrire.

Mon conseil, puisqu’il en faut un : lisez! Pour aimer, pour détester, mais surtout : pour apprendre. Devenez des éponges et absorbez vos lectures : les thèmes, les personnages, les mots, les tournures de phrases. Nourrissez-vous de toutes les histoires qui vous traversent! C’est comme un grand sac qui se remplit et dans lequel on peut aller piocher des ingrédients lorsque vient le temps d’écrire à notre tour.

Je vous souhaite un sac bien rempli!

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