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Envoi papier ou numérique?

Depuis quelques années, certaines maisons acceptent les manuscrits au format numérique. Mais ne faites pas l’erreur de ne cibler que celles-ci. Pour ma part, chaque maison a un dossier dans mon ordinateur (comme une rangée dans mon fichier Excel). Dans ce dossier, je place les fichiers exigés par la maison (résumé, synopsis, biographie d’auteur et lettre d’accompagnement si demandé). Rien n’est plus idiot que de transmettre une lettre et y inscrire le mauvais nom de la maison d’édition.

Dans les blagues d’éditeurs, il y a l’histoire d’un gars qui envoie à une liste d’éditeurs sans mettre les gens en copie cachée. Ouf! Je ne vous dis pas ce que les éditeurs ont dû penser de lui!

Quand il n’y a qu’un formulaire à remplir, c’est le plus facile, mais si c’est simple, c’est que beaucoup doivent l’utiliser. Il est donc important que vos documents soient impeccables et suivent très exactement ce qu’on exige de vous (en réalité, il m’arrive de croire qu’il s’agit d’un test de lecture – pourquoi vous lirait-on si vous ne savez pas lire vous-même?). La police de caractères, la taille de celle-ci, l’interligne, le format demandé… tout doit être parfait. Personnellement, je ne déroge qu’à une consigne : le fameux Times New Roman (que je déteste). Je le remplace par Cambria, advienne que pourra. Mais ça, c’est mon risque. À vous de choisir les vôtres, et il est plus facile de déroger aux règles quand on a un CV de publications intéressant.

S’il s’agit d’un envoi par la poste, il va vous falloir imprimer plein de feuilles avant de les faire relier quelque part. Quand on exige du double-interligne, j’avoue que je fais du 1,5 et tant pis si l’éditeur me fiche à la poubelle. Sachant que j’écris des pavés, je ne peux pas me permettre plus que ça.

Certains songent à envoyer un livre déjà tout relié, avec une couverture… un pré-livre en fait. Mauvaise idée. D’abord, vous donnez l’impression d’être pressé, de vouloir indiquer le type de couverture qui vous plairait et de vous substituer à l’éditeur. En plus, le but d’envoyer des feuilles manuscrites à double-interligne avec des marges très larges, c’est de pouvoir annoter le document. Respectez donc ce qu’on vous demande, ni plus ni moins. En faire trop risque d’agacer votre éditeur potentiel, et en faire moins… de retrouver votre texte dans la pile des refus.

Pour économiser, il m’est arrivé de demander à quelqu’un de venir faire le tour des éditeurs avec moi afin de déposer mon manuscrit en mains propres. Ça ne vous apportera rien de plus, sinon d’économiser un peu (ou beaucoup). Les secrétaires ont l’habitude de vous remettre un accusé de réception en échange de votre grosse enveloppe. Mais cela signifie que vous habitez près d’une ville qui contient plein de maisons d’édition qui vous intéressent (Montréal, Paris, etc.) et que vous avez un ami assez gentil pour faire la route avec vous (payez-lui un repas ou une bonne bouteille de vin en échange… oh! et son essence aussi!)

Le jour où j’envoie une première vague de manuscrits, je note les dates dans mon fichier Excel et j’attends. À ce moment-là, je plonge dans autre chose pour ne pas avoir à y songer, autrement, vous ferez des bêtises (comme envoyer tout de suite la vague numéro 2 ou regarder votre boîte aux lettres trois fois par jour… inutilement). Si, entre temps, vous trouvez de nouvelles maisons d’édition, ne les mettez que dans la vague suivante (ne mélangez pas tout, par pitié, car vous risquez de vous perdre!)

Mon meilleur conseil : oubliez vos envois. Plongez dans un nouveau roman et recommencez à écrire. Il n’y a pas de meilleure façon de passer le temps!

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