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Les pré-requis à l’envoi d’un manuscrit

On ne le dira jamais assez, mais assurez-vous d’avoir un manuscrit prêt à être transmis aux éditeurs avant de songer à cette étape. Relisez-vous. Attendez. Réécrivez. Trouvez des lecteurs compétents. Croyez-moi, il est très mal vu de renvoyer son manuscrit au même éditeur en disant : « Après réflexion, je l’ai corrigé et ma mère l’a trouvé bon, alors je vous le renvoie ».

À l’aide d’un papier et d’un crayon (ou d’un fichier Excel, comme moi), repérez les maisons d’éditions qui correspondent au genre de votre manuscrit et qui vous intéressent. Beaucoup d’auteurs font trois catégories : les grosses maisons, celles dont on rêve – les deuxièmes choix (généralement des maisons de taille moyenne, qui sont dynamiques, mais qui n’ont pas « tout » ce que vous espérez) et les autres (oui, il faut une liste no 3, celle où – pour une première publication – ça passe, mais ce n’est ni votre premier ni votre second choix). Ne notez pas des maisons dont vous ne voulez pas! Celles-ci, ne les contactez jamais!

Personnellement, mon fichier Excel est plus complexe : je note des maisons, la façon dont je peux transmettre mon manuscrit, et ce que je veux : du papier parfois en POD (impression à la demande), la librairie, le numérique, mais aussi : là où mes histoires seront disponibles (Québec et France étant mes choix de cœur). Par la suite, je catégorise mes choix par A B C (A étant mes premiers choix, B étant les maisons de second ordre, et ainsi de suite). Cette catégorisation est également en lien avec mes vagues d’envois.

Dans tous les cas, vous devez « vouloir » faire partie de ces maisons. Ou plutôt : espérer qu’elles aimeront votre histoire. Personnellement, je fais une liste avec mes critères personnels de sélection (en vrac : je cherche des maisons ayant une bonne réputation, dont les livres sont disponibles en librairie, bien diffusés – en France et au Québec, dont le prix du numérique reste abordable, avec une direction littéraire assurée et une équipe professionnelle). Ma première liste serait les maisons qui auraient tous ces critères. La seconde liste aurait quelques failles dans mes souhaits, etc.

Une fois ces listes faites, vous devrez faire des envois en série. Oui, on envoie d’abord à nos maisons préférées et on ATTEND. Quand les premiers refus reviennent (dans un délai d’environ trois mois), on fait les envois à la seconde liste… et ainsi de suite.

Pourquoi ne pas envoyer à tout le monde? Pour une raison fort simple : admettons qu’une maison de la liste numéro 3 accepte votre manuscrit. Vous ne pouvez pas les mettre en attente sous prétexte que vous espérez un « oui » d’une autre maison. Vous pouvez toujours relancer les maisons de vos rêves, mais cela risque de créer un froid avec la maison qui vous plaît moyennement.

Bien que cela soit tentant : ne faites pas perdre inutilement du temps aux gens. Rien ne presse, après tout. Pendant que vous attendez et espérez… vous devriez déjà être en train d’écrire une nouvelle histoire!

Mais revenons à nos moutons. Il ne suffit pas de faire une liste et d’envoyer des paquets de feuilles partout, à prix exorbitant. Il faut aussi regarder ce que les maisons d’édition exigent afin de préparer clairement vos documents. Le manuscrit ne suffit pas, très souvent, eh non!

Pour aller plus loin…

L’excellent article de Dominic Bellavance sur la façon de préparer son manuscrit avant de l’envoyer aux éditeurs.

D’autres conseils chez MonBestSeller.

Un lien qui regorge d’informations et de tutoriels pour parfaire son manuscrit (voir les sections mise en page, mise en forme, conseil sur le contenu et conseils sur le format).

Un article de l’Express sur Ce que recherchent ces éditeurs de premiers romans (2009)

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