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Qu’est-ce qu’une bonne maison?

Je le dis dès le départ, cette question est très personnelle, et pour chaque auteur, la réponse pourrait varier, mais faisons un tour d’horizon.

Une bonne maison d’édition est déjà une maison qui a pignon sur rue (un lieu physique, une adresse qui n’est pas la maison d’une pseudo-éditrice qui fait ça le week-end, dans son sous-sol – mais là encore, il y a des exceptions).

Une bonne maison a un site internet professionnel (avec un .com, pas un wix ou autres outil gratuit en ligne avec une adresse douteuse et de la pub qui flashe partout). Elle a aussi un joli catalogue avec des titres que vous avez lus et appréciés (oui, il faut travailler pour choisir une bonne maison, je vous l’ai déjà dit!).

Ce que la maison d’édition vous fournit (généralement) : une direction littéraire – soit quelqu’un qui va revoir votre manuscrit en votre compagnie (vous croyez vraiment que c’était fini?), qui vous fera travailler davantage sur votre texte, à ne plus vouloir le relire jusqu’à la fin de vos jours, puis viendra par la suite un correcteur professionnel. 

Idéalement, la maison vous consultera pour la couverture, mais ce n’est pas toujours le cas. La plupart de ces maisons ont des graphistes ou des spécialistes en communication qui décident de ce volet. C’est triste, mais c’est ainsi.

Les bonnes maisons font généralement des salons du livre et vous y invitent (parfois, vous êtes rémunérés, parfois – voire souvent – ce n’est pas le cas – il faut donc prévoir un budget en conséquence, surtout si vous habitez loin des grands centres). Mais attention: les mauvaises maisons font aussi les salons!

Il se peut que votre maison vous offre tout ça. Il se peut aussi qu’elle offre quelques petites parties de tout ça. Et pourtant, cela n’en reste pas moins une maison à compte d’éditeurs. Pourquoi? Parce que vous n’avez RIEN à débourser pour la publication de votre livre. L’éditeur acquiert les droits et est censé prendre tous les risques.

Dans certains cas, vous aurez même un a-valoir (soit une avance sur droits qui se fera rembourser sur vos premières ventes), mais là aussi, certains le font, d’autres pas. En ce domaine, il n’y a pas de critères fixes (en France, c’est davantage dans la norme, mais cela commence à l’être aussi au Québec).

Dans tous les cas, c’est à vous de vous renseigner sur les maisons que vous prospectez. Visitez leur site internet, leur page Facebook, leur compte Instagram. Si vous le pouvez, allez toquer à la porte de quelques auteurs pour voir s’ils sont heureux dans cette maison. Vous aurez très vite un son de cloche positif ou négatif.

Bref, prenez le temps de faire vos devoirs. Cela pourrait vous éviter des pièges!

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