Skip to content

Comment réagir à la critique?

Vous avez enfin un roman publié, et vous l’avez transmis à plein de blogueurs. La plupart vous font de bon retour, hourra! Mais voilà que vous recevez un mauvais commentaire. Il est là, publié sur toutes les plateformes. Sur Amazon. Arg! Tout le monde risque de le voir!

Comment réagir?

On ne va pas se mentir. Quand on nous pointe des erreurs ou qu’une personne n’a pas aimé notre roman, on ressent un mélange de tristesse et de colère. Un lecteur n’a pas compris notre texte et ose le dénigrer en public? Quel affront!

Calmez-vous.

Les premières fois qu’on reçoit un mauvais commentaire, on vit un petit enfer personnel. On est furieux, certes, et on cherche à justifier notre roman, à dénigrer le commentaire et la personne qui a osé le laisser (car elle n’a rien compris à mon histoire, c’est évident! comment ose-t-elle me critiquer alors qu’elle ne sait pas écrire – il y a plein de fautes dans son texte! Qu’elle écrive un roman, tiens! Elle saura ce que ça fait!)

STOP.

Sous prétexte qu’on n’a pas aimé votre roman, ça ne signifie en rien que votre lecteur n’a rien compris à votre histoire. Elle est passé à côté, tant pis. Ce n’est pas son genre, ça arrive. Si votre voiture fonctionne mal et que vous en faites part au garagiste, imaginez qu’il vous dise: « construis une voiture et tu verras! »

Un lecteur n’a pas à écrire un livre pour savoir si une histoire lui plaît ou non.

Votre colère est compréhensible. Vous êtes humain. Vous avez mis beaucoup de temps et d’énergie dans votre roman, alors il est normal que vous ayez un petit pincement au cœur quand le retour vous fait mal.

Mais passez outre. Rabattez-vous sur les bons retours pour vous conforter.

Si vous passez votre colère sur les réseaux sociaux, vous aurez l’air d’une personne qui ne sait pas accepter la critique. Oh! Vous trouverez sûrement des oreilles compatissantes et des « Tu as raison, c’est n’importe quoi, je ne suis pas d’accord ». Ça fait toujours le buzz, les pleurs en ligne.

Et après? Cela ne changera rien à rien. Le commentaire restera en ligne et si quelqu’un ose y répondre, cela ne donnera certainement pas envie aux autres de laisser un commentaire sous votre livre, par peur de subir le même sort.

Apprenez à gérer les mauvais commentaires. C’est essentiel.

Moi la première, je zappe les auteurs qui ne savent pas encaisser une critique et qui s’en plaignent publiquement. Et ce, même si le commentaire est mal écrit, même si… n’importe quoi. La colère n’a rien à faire sur les réseaux sociaux, surtout pour une bêtise pareille! Chaque lecteur a droit à son opinion. Il est primordial d’apprendre à le respecter, même si ça vous heurte, même si ça vous rend malheureux.

Ne croyez pas que j’ignore ce que ça fait. Ce doute qui se faufile dans notre tête est terrible. Une fois la colère passée, c’est la tristesse qui nous habite. On se demande si ce mauvais commentaire n’est pas un peu vrai. Peut-être qu’on est réellement un mauvais auteur? Peut-être qu’on devrait arrêter tout ça? Après tout, un tel commentaire est ingrat, injuste… pourquoi s’infliger tout cela?

STOP.

Souvenez-vous de deux choses : chacun a droit à son opinion (vous, le premier) et on ne peut pas revenir en arrière.

Votre roman n’est pas parfait? Soit! Aucun ne l’est!

Il ne plaît pas à tout le monde? Et alors? Y’a-t-il seulement un auteur qui fait l’unanimité? J’en doute. Allez lire les retours Booknode ou Amazon sur les classiques littéraires. C’est à mourir de rire! Tenez, pour Madame Bovary, quelqu’un a écrit: « Le livre le plus chiant du monde ». Mais cela reste un classique! (Bon, à une certaine époque, j’étais d’accord avec ce commentaire!)

Posez-vous la question: quand vous lisez, est-ce tout vous plaît-il? Probablement pas. Eh bien, il arrive que notre roman tombe entre des mains qui ne lui conviennent pas. Tant pis. De toute façon, une fois qu’il est publié, que pouvez-vous y faire? Le retirer des plateformes pour le réécrire? C’est trop tard. Il a sa vie et vous êtes ailleurs, maintenant. Laissez-le continuer sa route seul. Il ne vous appartient plus. Et c’est très bien ainsi.

Quoiqu’en disent les critiques, vous n’êtes ni le meilleur ni le pire auteur, vous serez toujours quelque part entre les deux. De ce fait, par pitié, ne répondez pas aux mots qui vous font mal. Votre devoir, c’est d’écrire. Laissez donc aux lecteurs le plaisir de lire, et le droit d’aimer ou non ce que vous écrivez. Dites-vous que le prochain sera meilleur. Ou pas. Qui peut le prédire?

J’ai eu, il y a quelques années, un mauvais commentaire sur un de mes titres. Je lis tous les commentaires, de ce fait, je l’ai lu, lui aussi. Je suis humaine, alors j’ai fait la tête pendant cinq petites minutes, puis j’ai laissé couler. Deux jours plus tard, la même personne (!) laisse un autre mauvais commentaire sur un autre de mes romans. Et ainsi de suite… 5 fois.

5 fois.

Au début, je n’ai pas compris (quand on n’aime pas un auteur, on cesse de le lire, il me semble) mais enfin… après coup, j’ai trouvé ça plutôt rigolo. J’espère qu’elle avait loués mes livres à la bibliothèque! Ou qu’elle les avait piratés, tiens! Croyez bien qu’il vaut mieux rire de ces retours désagréables. N’en faites surtout pas un plat. C’est normal – et c’est même plutôt sain, en réalité.

J’ajoute un petit détail: s’il s’agit d’un retour malheureux provenant d’une chroniqueuse, remerciez-là de sa lecture et dites-lui que c’est dommage qu’elle n’ait pas aimé votre histoire. Pas de crise, pas de rancune. C’est le jeu. Si vous y jouez, il faut se tenir aux règles, autrement, c’est elle qui en fera un plat et vous serez certainement pris pour cible!

Cela étant dit, il vaut mieux éviter de lui envoyer vos prochains romans… surtout si elle vient toquer pour avoir un exemplaire gratuit et que vous le payez de votre poche!

ajax-loader