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Un souvenir

La plupart du temps, les maisons d’édition disent faire les salons à perte. Il y a beaucoup de gens, mais aussi beaucoup de temps mort, pas toujours beaucoup de ventes, mais il n’empêche pas que les discussions peuvent s’avérer intéressantes. Ne passez pas à côté en ruminant sur les 3 ventes que vous avez faites au bout de la journée. Mieux: ayez toujours quelques choses à remettre à des lecteurs potentiels : un marque-page avec l’adresse de votre site internet, par exemple; ou des petits extraits imprimés avec lesquels ils peuvent repartir. Si vous n’avez pas été dans les achats d’une personne ce jour-là (songez que le budget est limité pour tout le monde), vous le serez peut-être plus tard?

Quand j’ai commencé, il y a quelques années, mon premier roman venait tout juste de sortir et, la semaine suivante, j’étais déjà au salon du livre de Québec. C’était merveilleux, certes, mais personne n’avait la moindre idée de qui j’étais. Heureusement, mes couvertures étaient belles et attiraient les regards. Dix ans plus tard, j’ai encore des lectrices de cette époque-là, et beaucoup d’autres! Le temps fait son oeuvre. Les blogueuses s’arrêtent à ma table et je connais plein d’auteurs. Si je m’étais découragée dès le premier salon, je n’aurais jamais connu ces gens-là. Beaucoup sont devenues des lectrices de mes autres romans, même si je change de genre ou de registre… mais pour ça, il faut leur donner le goût de vous suivre quelque part (sur les réseaux sociaux, par exemple). Et grâce à un marque-page ou une carte avec les différents liens pour me contacter, je peux les fidéliser.

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